Je décidai pour fêter ce merveilleux mois qui signe le passage transitoire du début de l'année vers la fin (de l'année, aussi), que tout irait pour le mieux sur la planète Terre.
Que désormais il ferait beau.
Que j'aimerai de plus en plus les gens.
Que je continuerai de bâtir des projets sur des bases solides.
Et que tout irai pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, bref, j'ai réalisé qu'on ne peut pas gagner à tout les coups.
Eh oui, il y a des jours comme ça, voire des semaines,
et si cela ne suffit pas il y a les mois...
Juin 2009, la crise bat son plein, les couples se cassent plus facilement que des brindilles (si si, comptez bien les brindilles autour de vous, il n'y en a plus tant que ça) les âmes se névrosent à mesure que le temps se nécrose.
Moi qui vous parle par exemple, j'ai perdu l'amour de ma vie.
Sortant de cette période de bulle de savon, de tendresse, de petits mots doux, et de toutes ces saloperies dégueulasses qui font un couple, je me suis aperçu que mes amis autour de moi (à commencer par mon ex-conjointe... par la force des choses, suivez un peu) avaient fait de même.
Merde, moi qui voulais marquer un grand coup dans l'histoire de l'originalité, me voilà à casser en Juin.
Juin : LE mois ou tout casse (même les courbes de prévision de la bourse héhé...)
Le mois, où toi Amour tu tires ta révérence pendant que moi, je retire ma bague...
Il va falloir s'y faire, il y a un été lourd à supporter donc :
- des vieux et des clim' de vieux à aller vérifier régulièrement,
- des projets à mettre en place, une année à finir...
Et tout cela pour nous, pauvres marmots sortant à peine de notre hibernation, les yeux collés par trop de mois à fermer les yeux.
Mais je m'égare, et pas seulement de Lyon, dont j'espère que le train va aller bien souvent me mener à la cité Phocéenne, tellement j'aime le sud, le soleil, et les phrases agréable à lire.
J'ai des photos à me taper, des gens à rencontrer
(nan, pas «inversement » tas d'obsédés........).
Juin, disais-je, ô temps suspend ton vole, à mesure que volent les volants en tout genre...
Eh oui, la fin du mois de juin signe aussi le début des soldes.
Les gens se bousculent, hurlent, se poussent, se tapent, gémissent, se masturbent dans les cabines d'essayage, et vomissent dans les rayons (véridique)...
La violence, est partout, insoutenable, c'est la vie qui s'écoule au centre de ce c½ur de béton nommé La Défense, où j'ai coutume de sacrifier 35h de mon temps par semaine
(soit en tout et pour tout un jours et demi cumulé, je sais, on vit vraiment une époque difficile, étonnante cette crise non ?)
Tout cela pour quelques pièces de tissus... On a mis 2 millions d'années et des brouettes à évoluer, à affronter le froid en remontant vers le nord, en s'habillant au fur et à mesure, pour passer nos étés à redescendre dans le sud et les enlever.
L'atavisme migratoire chez les humains me fascinera toujours. Quelqu'un a une épuisette?
Au final beaucoup de choses, beaucoup d'agitation, (beaucoup de bruit ?) pour rien.
Juin, juin, juin, que n'ai-je perdu sans avoir finalement gagné.
Mes amis, mes amours, mes emmerdes...
Damien.G




