Mots joints : mois de juin

Mots joints : mois de juin
Quelle seconde, quelle journée, quel mois, quelle année ne s'est finalement passé sans être strictement exactement semblable à la précédente. Le bavard répond « aucune », et le sage ne répond de rien.


Je décidai pour fêter ce merveilleux mois qui signe le passage transitoire du début de l'année vers la fin (de l'année, aussi), que tout irait pour le mieux sur la planète Terre.

Que désormais il ferait beau.
Que j'aimerai de plus en plus les gens.
Que je continuerai de bâtir des projets sur des bases solides.
Et que tout irai pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, bref, j'ai réalisé qu'on ne peut pas gagner à tout les coups.

Eh oui, il y a des jours comme ça, voire des semaines,
et si cela ne suffit pas il y a les mois...

Juin 2009, la crise bat son plein, les couples se cassent plus facilement que des brindilles (si si, comptez bien les brindilles autour de vous, il n'y en a plus tant que ça) les âmes se névrosent à mesure que le temps se nécrose.

Moi qui vous parle par exemple, j'ai perdu l'amour de ma vie.
Sortant de cette période de bulle de savon, de tendresse, de petits mots doux, et de toutes ces saloperies dégueulasses qui font un couple, je me suis aperçu que mes amis autour de moi (à commencer par mon ex-conjointe... par la force des choses, suivez un peu) avaient fait de même.

Merde, moi qui voulais marquer un grand coup dans l'histoire de l'originalité, me voilà à casser en Juin.
Juin : LE mois ou tout casse (même les courbes de prévision de la bourse héhé...)
Le mois, où toi Amour tu tires ta révérence pendant que moi, je retire ma bague...

Il va falloir s'y faire, il y a un été lourd à supporter donc :
- des vieux et des clim' de vieux à aller vérifier régulièrement,
- des projets à mettre en place, une année à finir...

Et tout cela pour nous, pauvres marmots sortant à peine de notre hibernation, les yeux collés par trop de mois à fermer les yeux.

Mais je m'égare, et pas seulement de Lyon, dont j'espère que le train va aller bien souvent me mener à la cité Phocéenne, tellement j'aime le sud, le soleil, et les phrases agréable à lire.

J'ai des photos à me taper, des gens à rencontrer
(nan, pas «inversement » tas d'obsédés........).

Juin, disais-je, ô temps suspend ton vole, à mesure que volent les volants en tout genre...
Eh oui, la fin du mois de juin signe aussi le début des soldes.

Les gens se bousculent, hurlent, se poussent, se tapent, gémissent, se masturbent dans les cabines d'essayage, et vomissent dans les rayons (véridique)...

La violence, est partout, insoutenable, c'est la vie qui s'écoule au centre de ce c½ur de béton nommé La Défense, où j'ai coutume de sacrifier 35h de mon temps par semaine

(soit en tout et pour tout un jours et demi cumulé, je sais, on vit vraiment une époque difficile, étonnante cette crise non ?)

Tout cela pour quelques pièces de tissus... On a mis 2 millions d'années et des brouettes à évoluer, à affronter le froid en remontant vers le nord, en s'habillant au fur et à mesure, pour passer nos étés à redescendre dans le sud et les enlever.

L'atavisme migratoire chez les humains me fascinera toujours. Quelqu'un a une épuisette?

Au final beaucoup de choses, beaucoup d'agitation, (beaucoup de bruit ?) pour rien.

Juin, juin, juin, que n'ai-je perdu sans avoir finalement gagné.
Mes amis, mes amours, mes emmerdes...

Damien.G

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 08:58

Modifié le mardi 07 juillet 2009 11:18

On nous inflige des désirs qui nous affligent. (Foule sentimentale - Alain Souchon)

On nous inflige des désirs qui nous affligent. (Foule sentimentale - Alain Souchon)
Un petit texte pour toi, qui te reconnaîtras, et pour ceux et celles qui se reconnaîtrons.
Pas de jugement, juste des faits...

« Dis papa, qu'est-ce qu'elle est canon la fille de l'affiche !!!

- De quelle partie tu parles fiston ? De celle des hanches, du ventre, des seins, du visage, des mains, des jambes, des pieds... ? »




Quelle belle journée !!

J'ai du pollen et du gaz d'échappement plein les poumons, mon acné juvénile tardive bourgeonne en même temps que les tilleuls sur la promenade et les abris-bus JCDecaux se parent peu à peu de gamines de 14 ans en lingerie qui me regardent de leur yeux de porn-star, même quand elles sont de dos, j'adore !! (je sais, c'est pas sérieux)


Mes amies me font part de leurs phantasmes également.

Au programme des réjouissances
(ou des hostilités, c'est au choix) :
- silicone
- laxatif
- chirurgie plastique (type liposuccion)
- vomissements contrôlés et forcés
- régimes
- jeûnes (anémie)
- cachets
- anneaux gastriques...

Bref tout un programme, quelqu'un a encore faim ?


Mais bon, d'un côté, je plaide amplement coupable. C'est vrai, à force de saliver devant des filles à la cage thoracique doublée, aux abdominaux et à la colonne vertébrale sectionnés et au squelette apparent (enfin, pour ce qu'il en reste, Charles Darwin se retourne dans sa tombe au moment où je vous parle), je l'ai peut-être un peu cherché.

Vous vous dites souvent que les mannequins des catalogues
ne font pas partis du même monde que vous ?

Vous n'imaginez même pas à quel point.
En fait, vous ne faites partie ni de la même planète, ni la même dimension.

Vous avez des besoins nutritionnels en moyen 5 fois supérieurs aux leurs.

Vous êtes en moyenne capable d'effectuer un quart, voir un dixième de leur entraînement fitness du matin.

Et vous n'êtes littéralement pas de la même espèce puisque vous ne pouvez pas non plus vous reproduire avec si d'aventure vous en rencontrez un :

- D'une part, un casting sur deux exige que le model soit célibataire, et franchement c'est compréhensible, ça change tout sur une photo ou un défilé.

- D'autre part, passé un certain âge à force de régime, de carence, de changement de poids et de stress, le corps ne peut plus avoir d'enfant. (stérilité)


Il fut un temps ou quelqu'un qui avait tendance à reconstituer un être à partir de morceaux de squelettes portait un nom : « Frankenstein ».
Vous savez, celui qui déterrait des cadavres pour créer un patchwork représentant la créature de ses rêves.

Eh bien le petit Frank était un psychopathe figurez-vous.

Quel gâchis !
Dire qu'il aurait pu être styliste, talent-scout ou directeur de créa avec des aptitudes pareilles.

Aujourd'hui, si on cadavérise les femmes, c'est pour éviter les poursuites pour violations de sépultures, rien de plus. Qu'est-ce que vous allez imaginer ?

Vous croyez vraiment que les annonceurs n'ont que ça à faire que d'imaginer un système où le but à atteindre exige un dont de soi jusqu'à l'autodestruction sous peine d'être marginalisé ?

Nan, franchement, ça serait du totalitarisme digne de l'idéal Aryen. Réveillez-vous enfin, nous sommes dans un pays libre.


C'est vrai quoi, mettez-vous deux secondes à la place de ces créas. On ne va tout de même pas les immoler sous prétexte que des ignorants refusent d'exhumer des dépouilles.
S'ils préfèrent laisser leurs filles crever de faim, c'est leur choix.

On a refusé et jeté aux oubliettes cette vénus callipyge tant chantée par Brassens, puis par Freddy Mercury (fat bottom girl), plus récemment par Mika (big girl).

Rassurez-vous, les «gros culs » sont encore légions dans nos contrées, et ce pour notre plus grand bonheur à tous.

Tout récemment, un torch'... euh magazine féminin* a défini qu'une femme était considérée comme « ronde » (le mot politiquement correcte pour dire « grosse ») à partir du moment où elle faisait une taille 40.


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*il s'agit d'un tor.. (arf décidément), bref d'une feuille de chou avec un peu d'encre dessus extrêmement connu et répandu, intitulé de la troisième personne du féminin au singulier pour ne pas le citer.
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Tout va bien, donc, nous sommes envahis par les gros et les grosses, d'ailleurs, un modèle sur 2 sur ce blog est gros. Je tenais à le signaler pour les plus sensibles d'entre vous dont le regard et le jugement critique ne seraient pas entraînés à supporter de pareilles horreurs.

Au temps où les faux culs sont la majorité,
Gloire à celui qui dit toute la vérité! (Brassens)


Damien.G




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« Oui, c'est au sujet du shooting mademoiselle, vous devez perdre encore au moins 5 kilos dans la semaine...

-Mais monsieur je ne pèse déjà que 45 kilos...

Ah, excusez-moi, j'ai dû me tromper de numéro... »



Extrait d'une conversation téléphonique entre un photographe et son modèle :

Source : véridique, anonyme, quotidienne
Durée : 10 secondes

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# Posté le mardi 12 mai 2009 17:54

Modifié le vendredi 22 mai 2009 12:08

Les oiseaux se cachent pour mourir, ne reste aux humains que les hôpitaux.

Les oiseaux se cachent pour mourir, ne reste aux humains que les hôpitaux.

C'est le printemps !
Les oiseaux bourgeonnent et les fleurs migratrices reviennent des pays lointains à tire de pétales pour se réchauffer dans nos contrés.

« Et papy, t'as des nouvelle de papy ?
-Oh tu sais, il n'a pas survécu à l'hiver, enfin je ne crois pas.
-Bon, j'irai voir la semaine prochaine s'il est toujours hum...
-Oui, oui, oui, la semaine prochaine, c'est bien, tu m'y feras penser ?... »


En ces temps où les jours rallongent, où la température monte à mesure que les tenues raccourcissent (tellement, que même chez les hommes, on a tendance à se sentir plus à l'étroit), bref où il fait bon culbuter sous les portes cochères,
vos magazines insidieusement se remplissent peu à peu de programmes minceurs, de remise en forme, de destinations touristiques et de silhouettes squelettiques en bikini.

Que c'est beau le printemps !!
Ca sent la vie, ça sent le vice (hommage à Sade) et on a surtout pas envie d'entendre parler de papy.

Ooooh l'amour, Aaaaaah la mort !
(c'est beau l'amour, c'est bas la mort)


Lors de mes tribulations en contrées lointaines, plus communément appelés « pays en voie de développement », j'ai eu l'occasion de côtoyer des modes de vie et de... « mort » pour le coup, vraiment étrange.

Je m'explique :
Le sujet en voie de pourrissement n'était pas laissé seul, ni même à l'abandon auprès de pourrissants comme lui. Il était souvent gardé in-domus par ses congénères (pas les pourrissant, les autres, on peut dire les « mûrissants »).

-Il aidait souvent aux tâches simples de la maison, et distrayait fort bien les enfants qui s'amusaient à Tarzan avec ses poils de nez longs comme des lianes.

-Leur racontait des histoires qu'il n'avait même pas lues dans un livre mal dessiné et plein de couleurs criardes acheté à la supérette du coin.

-Pire que tout, les géniteurs des « mûrissants » leur avaient appris le respect des anciens et de leur sagesse ancestrale, dans ces lieux reculés du monde où

« un vieux qui meure, c'est une bibliothèque qui brûle »
(Le prince- oui toujours, j'aime beaucoup ce mec là).

Sans vouloir verser dans l'obscurantisme, il faut reconnaitre que parfois, le manque de support écrit peut être un atout à l'inculcation de certaines valeurs.

Bref pour résumer, le vieux, toute vieille carne qu'il était, avait sa place au sein même de la famille, voir de la communauté.


Je sais c'est dure, il existe encore des parties de ce monde où l'on accepte la mort comme faisant partie de la vie, ou l'on croit au renouveau, et où on accepte de voir quelqu'un diminuer jusqu'à disparaitre paisiblement entouré de ceux qui l'aiment...

Barbarie insoutenable que porte en son sein l'espèce humaine.

(et non pas « à » son sein, bande d'obsédés. Je sais qu'on est au printemps, mais quand même.)


Mais je ne vais pas faire la morale là-dessus,
nan c'est vrai, je suis comme vous, et je comprend,
« c'est pas ma faute à moi »
(comme disait l'autre philosophe et amie des lettres, chantre de la langue française...)
si depuis ma plus tendre enfance on m'a gavé d'individualisme.


Moi aussi, ça me fais chier d'aller voir un vieux croulant qui une fois sur 2 va aller jusqu'à se demander qui est cet étranger qui vient le voir, me renvoyant cet image abjecte de l'aboutissement de l'espèce humaine...

« 2 millions d'année pour en arriver là ? Alors c'est comme ça que je vais crever ? »

(éh ouais mon pote, c'est pour ça que tu cotises, pour finir tes vieux jours à te chier dessus, à bouffer de la compote, et à mater des soaps à la télé en attendant la mort).



Là, j'enfonce des portes ouvertes et j'en ai conscience (et c'est ça le pire)



Mon but n'est de taper sur aucun système en général, sur le nôtre encore moins.
« On ne tape pas sur des systèmes, ça ne sert à rien.
On les infiltre et on les change de l'intérieur. »
(pour paraphraser Sun Tse, chapitre 13 de l'art de la guerre)

Alors pourquoi ce pamphlet ? Pour mieux ouvrir les yeux sur ce qui à déjà éclos dans les salles d'animation des maisons de retraite, dans les hôpitaux mouroirs où le spectacle de la mort en action y est d'autant plus abjecte qu'elle a lieu au ralenti.



En effet, sous couvert de soin et de confort (Hypocrate quand tu nous tiens), on y laisse ces gens qui autre fois étaient nos ancêtres vénérés et respectés, mourir en pourrissant de leur vivant.

des gens,
des humains,
des « toi »,
des « moi »,
des alter égaux,
des « regarde bien ma gueule simiesque, je suis comme toi, qu'est-ce que je t'ai fait ? »


On sait que leur état va se dégrader jusqu'à ce que mort s'en suive. On les regarde d'un ½il désabusé et voyeur à la fois. On a le sourire compatissant des animateurs télé. Parfois même, il semble, on souffre avec eux.

Mais en toute résiliation, on accepte.


« C'est vrai quoi, avec ses 80 ans, il va pas nous les gonfler sous prétexte :
que son intestin pourris,
que son pacemaker est chatouilleux,
que sa dialyse fonctionne mal,
que son respirateur est trop embué,
que ses cathéters le grattent,
que sa sonde naso-gastrique l'incommode,
que sa sonde anale l'irrite,
que sa hanche en plastique déconne,
que ses réflexes et sa mémoire diminuent


Nan... vraiment, après tout ce qu'on a fait pour lui...

Il pourrait au moins essayer de mourir dignement, et VITE, histoire de pas nous rappeler trop longtemps que c'est le même sort qui nous guète. »


Les oiseaux se cachent pour mourir, les humains on les cache pour ne pas qu'ils meurent.
Du moins, on les garde en vie, juste le temps de se faire à l'idée qu'ils ne sont déjà presque plus là, de leur vivant.

La mort n'est alors plus que le passage d'un état végétatif à un état de nourriture pour asticots.


Bienvenue dans notre monde où la mort est tellement tabou que l'on a décidé de tuer les gens de leur vivant... pour ne pas qu'ils meurent.



Damien.G

# Posté le lundi 06 avril 2009 20:56

Modifié le mercredi 22 avril 2009 11:28

"Il y a ceux qui parlent, et ceux qui savent.... Très bien, partons du principe que je ne sais rien."

"Il y a ceux qui parlent, et ceux qui savent…. Très bien, partons du principe que je ne sais rien."
"L'idéal, c'est que la presse soit organisée avec une telle finesse qu'elle soit en quelque sorte un piano sur lequel on puisse jouer."


Les commerciaux se basent sur l'art de la guerre de Sun Tse, ( IV s. avant J.C. )
les publicitaires sur les écrits de Joseph Goebbels (en 1933)



Restez bien tranquille chez vous, surtout ne bougez pas de votre canapé, vous êtes attaqués !!




Vous allez encore dire que partir d'un principe de modestie comme prétexte pour ouvrir sa gueule c'est un peu facile.

Mais bon, en même temps vous fonctionnez tellement bien dans la facilité, c'est de votre faute aussi...

Ce qui vient de se passer ici est basé sur un principe très simple, si vous êtes toujours en train de lire ces lignes, c'est que vous avez résisté d'une part à une petite leçon d'histoire, d'autre part à la culpabilisation, bref vous êtes un consommateur moyen au 20è siècle.



C'est une bonne chose, car vous allez au moins savoir de quoi je parle.

Oui, VOUS génération de zappeurs frénétiques.

VOUS qui aimez la bouffe, le sexe, le sang et les guerres nucléaires,

VOUS qui attendez que les réactions Jennifériennes et BHéLiennes
par rapport à la position du Pape sur le préservatif.

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Ceux qui me taxeront d'obsession icônoclaste par cette honteuse tournure de phrase, sont encore bien en dessous de la vérité, mais restent encore bien au delà du niveau où...je ne vous raconte pas.
Plouf, plouf, observons plutôt deux papillons...
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VOUS ...qui au finale êtes tout à fait capable d'être aussi con que moi. Mais si, soyez pas modeste comme ça...




Je m'explique :



Un amis de longue date me faisait part de son réflexe quasi-pavlovien à cracher sur les publicitaires soit parce qu'ils nous manipulaient, soient parce que leur campagne de manipulation n'était pas à la hauteur des budgets concédés. (qui, je lui ai accordé, égalaient un peu trop souvent le PIB du Soudan).

En tant que publicitaire pratiquant, même en cette période de crise de foie, je me suis insurgé contre ces masses barbares, qui a coup de dénonciations politico-éthico-philosophiques, nous taxent de manipulation abusive (sous entendu qu'il y aurait des formes de manipulation "non"-abusive" donc acceptables...) et nous tiennent pour responsable du décervelage général.

Mais d'un coté à y réfléchir 2 secondes :

- ceux qui lisent les journaux sous prétexte que c'est super important de savoir ce qu'il se passe dans le monde, et apprécient les images léchés et retouchés, c'est vous...

- ceux qui allument la télé 4h par jours au lieu de sortir, et préfèrent regarder la fille du JT ou fantasmer sur le mec de la météo au lieu de son voisin ou sa voisine, c'est vous...

- ceux et celle qui se comparent sans cesse aux derniers acteurs ou "personnalité" people jusqu'à vouloir savoir comment ils bouffent, comment il baisent et comment ils meurent... c'est encore vous...

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Ici la notion de personnalité est à prendre dans un sens tout à fait relatif, c'est à dire en tant qu'image ou de chimère. Je ne me permettrai pas de faire de confusion entre un Dj décoloré ou une gogo péroxydé et une entité unique, rare et précieuse qu'est une personnalité.
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Quelqu'un lève la main pour protester?

A un moment, matraquage ou non, campagne de marketing ciblé ou non, c'est vous qui :

- d'une part, acceptez de cela tout les jours,
- d'autre part, y avez pris goût.

Alors que comme vous le dites vous-même, bien consciencieusement :
"c'est de la manipulation, c'est honteux, on nous ment..."




Alors je sais que votre vie est difficile, voir merdique (pour les plus optimiste d'entre vous).
Mais entre nous, ça fait combien de temps que vous n'avez pas décidé de débrancher.??



Je parle ici de vous évader pour de bon,
pas de moment soi-disant instants de détente où vous êtes sollicités pas votre émission ou votre pod-cast préféré.


Je sais pas moi, sortir, se balader, voir des gens, se construire quelque chose, avoir des projets. se poser dans un endroit sympa, ne rien faire, voir si vous êtes jusqu'au-boudhiste (j'ai honte pour celui-là, mais j'assume) même en arriver à accepter de s'emmerder.


Pensez-y de temps en temps avant d'allumer votre écran mécaniquement en rentrant chez vous. Ça vous évitera de vous ulcérer contre ces vilains parasites de votre esprit qui n'ont d'importance finale que celle que vous leur donnez (et dont je fais parti, d'ailleurs, je vous en remercie infiniment).

Pour finir, (oui, j'ai pensé AUSSI aux plus récalcitrants d'entre vous) j'ai décidé de vous donner quelques mantras à vous répéter jusqu'à ce que vous finissiez par prendre un peu de distance avec tout ça.


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Quelques notions simples qu'il vous suffit de garder en tête :

- Vous prenez une ration moyenne de 200 annonces par jours
avec un bonus de 50 à chaque fois que vous prenez le métro.

- un annonceur ne vous AIME PAS, et il NE VEUT PAS que votre vie sois meilleure,
juste qu'elle soit suffisamment longue pour vous amener à acheter son produit, voir à le racheter jusqu'à ce que mort s'en suive.

-le budget annuel pour la publicité dans le monde est de 500 Milliard de dollars.
soit 10x de quoi éradiquer la faim dans le monde selon un rapport de l'ONU.

-Votre bonheur et votre épanouissement ne sont pas économiquement intéressants.
Il n'y a rien de moins consommateur que quelqu'un qui s'assume, de reposé, ne se pose pas de question sur son poids, son couple, le dernier truc à la mode.

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En gros plus votre vie est chaotique, plus vous intéressez les annonceurs.
Un exemple tout simple :

1- Vous avez entendu parler de quelqu'un qui vit le bonheur parfait vous?
2- ça vous à intéressé?

On est d'accord.



Ce message paraitra sans doute bien étrange au premier abord, surtout venant de ma part, il s'agit pas de justifier ni de juger le monde dans lequel nous vivons.



Juste de savoir prendre une certaine distance.

Accepter que la beauté de notre monde, que ce que nous vivons vient d'autre chose que des éclairages bien placés, une musique qui tombe au bon moment, ou une nana qui ressemble à la pub de
"je sais plus trop quoi d'ailleurs".

Bref de se faire à l'idée d'un monde qui n'est pas sous contrôle.



Damien.G


"Chaos is a friend of mine..." Bob Dylan.

# Posté le mardi 31 mars 2009 22:12

Modifié le mercredi 08 avril 2009 15:51

J'ai arrêté la télé, ça ne m'a pas rendu moins con... juste moins dépendant.

J'ai arrêté la télé, ça ne m'a pas rendu moins con... juste moins dépendant.
"Dans les grandes inventions de l'homme à la fin du 20ème siècle, on compte parmi les plus connue la télévision et le voyage lunaire..."

à méditer.

Il y'a 6 mois, j'ai décidé d'arrêter de regarder la télé.
Cela m'est venu par hasard au moment ou celle-ci à décidé de rendre l'âme. (ah les coïncidences...)

"C'était un soir messieurs mesdames, ou la télé était en panne, ah je m'en souviendrais longtemps, ce fut un sacré bon moment..." chantait Pierre Perret.

Pour ma part, cela n'a pas été du tout le cas.

D'une part parce que ce soir là, j'avais décidé de ne rien faire de ma soirée.
D'autre part, parce que, au lieu du traditionnel :

"ouai nan, j'sais pas encore, en fait, j'ai plein de trucs de prévus, mais j'me suis pas encore décidé"...

j'avais mis tout le monde au courant du fait que j'avais décidé de ne rien faire de ma soirée, en bon asocial pratiquant.

Bref je restai là, vautré dans mon canapé, l'air bovin.

Je mis environ 10 minutes avant de me rendre compte que Frédérick Tadeï, Nikos Aliagas, ou Patrick Sébastien avaient cessé de balancer des inepties du genre :

" C'était trop de la balle lors de la dernière night, j'ai croisé Jean-Pascal, Elodie Fréger, ou Julien Dorée, ils se sont rencontrés au château et ils ont finit par conclure hier en boite c'est vraiment trop émouvant "
( les nouveaux codes du romantisme me dépassent ).

Je finis donc par me lever pour essayer de remettre le poste en marche après l'avoir éteint, réaction tout à fait simiesque, je vous l'accorde, voir à la limite du pavlovisme lorsque l'on on a utilisé trop longtemps un PC, sans succès.

C'est alors que les choses prirent alors une tournure vraiment étrange.

J'appelai alors mes amis pour savoir ce qu'il faisaient de leurs cotés, découvrant avec stupéfaction qu'ils regardaient strictement les même débilités que moi, leur voix trahissant un état tout aussi bovin que le mien 10 minutes plus tôt.
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-je parle ici d'amis véritables issus de rencontres des hasards de la vie réelle, PAS de ce que considèrent la plupart des accros de facebook, de msn et autre divers chats comme "amis".
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C'était un soir messieurs mesdames où la télé était en panne, le soir ou j'ai redécouvert que l'homme n'était pas seul.

Platon avait imaginé une caverne réunissant les hommes devant une illusion commune créée par d'autres hommes faisant partie d'une sorte d' "élite", 24 siècles plus tard, on avait créé les tubes cathodiques, puis les écrans plats, afin de pouvoir mettre plus d'individus devant.

Je redécouvris alors les joies simples comme se balader, bouquiner (oui, l'usage abusif de l'écran tend son utilisateur à l'illettrisme), sortir pour voir de vrais films, sans coupure pub au milieu.
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-attention, je n'ai rien contre les coupure pub à la télé, c'est ce qui la différencie du cinéma, ce prétexte à pouvoir zapper sur autre chose -intéressant d'ailleurs, cette forme de politesse dû à la télévision-
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Et cela fait 6 mois, que je me passe allègrement de mes 4h (en moyenne nationale) de matraquage quotidien (toujours 25images par seconde) j'échappe volontairement à cette débauche de commentateur cokés et névrosés, de pin-up anorexiques et dépressives, de violence journalistique, de voyeurisme télévisuel, bref à tout ce qui vous fait rêver quoi.
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C'est bien simple, après ces 6 mois de sevrage télégénique, je ne peux plus regarder une émission en face en entier, ça bouge trop, ça parle trop, bref c'est aussi inintéressant que de voir un ado en pleine crise de vous expliquer le sens de la vie,

ou encore que votre voisine de palier qui vous raconte sa vie,
son arthrite du jours, et sa sciatique du soir,
bref à tous ses petit soucis de la vie de tous les jours,
mais qui ont au moins cet avantage non négligeable
sur les gesticulations orgasmiques stériles de votre poste,

celui de n'appartenir qu'a elle.
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Damien.G

# Posté le dimanche 22 mars 2009 12:30

Modifié le jeudi 09 avril 2009 06:50